Les incertitudes qui entourent Brantano suscitent la colère

Les incertitudes qui entourent Brantano suscitent la colère
Photo : FNG

(mise à jour) En l’absence de plan clair, plusieurs villes interdisent la liquidation de Brantano. De plus, on ne sait toujours pas quels magasins seront repris par vanHaren. Des employés mécontents ont lancé une pétition.

 

Pas de plan d’action

Au quatrième jour de liquidation générale Brantano, les magasins devaient ouvrir leurs portes à 11 heures ce mercredi. Mais tous n’y ont pas été autorisés. En cause : un arrêté pris par les bourgmestres de plusieurs communes. Tant à Malines-Nord qu’à Malines-Sud, les boutiques devraient rester fermées dans les jours à venir. 


Le magasin de Halle, qui devait participer pour la première fois à la liquidation générale, restera lui aussi fermé sur ordre de la commune. Alors qu’elle avait précédemment déclaré avoir eu des entretiens constructifs avec les bourgmestres, la société de vente aux enchères Moyersoen  a expliqué au Nieuwsblad n’avoir pas reçu de plan structurel concernant l’approche à adopter dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus dans et autour des magasins. 

 

Et vanHaren ?

En attendant, les incertitudes sont toujours nombreuses concernant le rachat de l’enseigne par Deichmann, la maison mère de vanHaren. Si la conversion de 43 magasins Brantano en magasins vanHaren à partir du 1er octobre est acquise, le repreneur n’a pas encore dévoilé concrètement combien d’employés et quels sites seront sauvés. On sait juste qu’il s’agira uniquement d’établissements flamands, et qu’aucun magasin francophone n’est concerné.

 

Selon les syndicats qui ont eu une réunion avec la direction de vanHaren mardi, le repreneur lui-même en sait à peine plus. C’est ce qu’ils ont expliqué à De Tijd. Les délégués ont été invités à donner plus d’informations sur les employés et leurs conditions de travail, tandis que la direction elle-même ne semblait pas connaître les sites  ou le nombre exact d’emplois sauvés. Les administrateurs du FNG réfutent cependant cette affirmation, arguant que les magasins et le nombre d’emplois sauvés sont connus, mais qu’il ne leur appartient pas de communiquer à ce sujet. L’enseigne concurrente  Bristol a déjà annoncé s’intéresser aux immeubles  que vanHaren ne reprendra pas, mais le spécialiste des chaussures n’a donné aucun chiffre.

 

« Arrogance et mensonges »

Les employés ont exprimé leur mécontentement dans une pétition créée « pour les collaborateurs de Brantano » qui est notamment diffusée par le syndicat ACV Puls. Dans un appel flamboyant, les auteurs de la pétition exigent la transparence sur la vente, une rémunération équitable pendant la liquidation et un « repreneur de qualité ».


Ils dénoncent surtout l’arrogance et les mensonges  de la société de vente aux enchères Moyersoen, mais demandent aussi que Brantano conserve son ancrage belge avec un repreneur « qui rachète le plus de magasins possible et pense aussi à l’emploi ». La pétition a recueilli plus de 300 des 500 signatures visées, mais n’évoque aucune suite.

 

Entre-temps, les curateurs ont négocié une augmentation de salaire brute de 5% pour les employés des magasins auprès de Moyersoen. Comme il reste – selon la maison de vente aux enchères –  des « millions d’articles en stock », la liquidation durera jusqu’à la fin du mois de septembre. Il est donc important de motiver le personnel, surtout vu l’affluence des premiers jours.