Casino : hausse des ventes, mais explosion des coûts

Casino : hausse des ventes, mais explosion des coûts
Photo : Shutterstock.com

Malgré une belle croissance de son chiffre d’affaires, le groupe français de distribution, Casino, a publié des résultats trimestriels décevants : les coûts ont grimpé en flèche et le groupe reste entravé par le poids de sa dette.

 

Explosion des activités en ligne

Comme la plupart des chaînes de supermarchés, Casino a pu profiter pleinement du changement de comportement d’achat des consommateurs au plus fort de la crise du coronavirus : le chiffre d’affaires comparable a augmenté de 10,4 % au cours du deuxième trimestre. Les courses en ligne ont même connu une croissance à trois chiffres, selon le détaillant, elles ont donc plus que doublé. La division du commerce électronique non alimentaire Cdiscount a également connu une forte augmentation de son chiffre d’affaires. La croissance organique en Amérique latine a atteint les 17,2 % et la progression des magasins sur le marché intérieur français 6,0 %.

 

Les mesures nécessaires ayant permis aux magasins de rester ouverts en toute sécurité lors du confinement ont également entraîné des coûts supplémentaires importants : les frais de personnel ont fortement augmenté, tout comme les coûts logistiques et les investissements en matière de sécurité. Les employés ont en outre reçu une prime coronavirus. Au total, la pandémie a coûté 50 millions d’euros au groupe au cours des six premiers mois de l’année. Et ce n’est pas sans conséquence : le bénéfice d’exploitation a chuté de 15,3 % lors de cette période et la perte sous-jacente s’est élevée à 87 millions d’euros.

 

Malgré la finalisation de la vente de la chaîne discount Leader Price à Aldi pour 735 millions d’euros, le détaillant reste extrêmement endetté. Les priorités de l’entreprise pour le second semestre sont donc de poursuivre la croissance en ligne, d’améliorer la rentabilité grâce à des économies de coûts, de générer des liquidités grâce à une meilleure gestion des stocks et de réduire sa dette en cédant 4,5 milliards d’euros supplémentaires d’actifs non stratégiques.